TIZNIT : la perle du Sud...

TIZNIT : la perle du Sud...
La ville de Tiznit tire son nom d'une légende celle d'une sainte femme nommée "Lalla Zninia" qui venue du Nord et s'est arrêtée épuisée en ce lieu désertique. Elle déplora sa conduite passée avec toute sincérité et fit preuve d'un tel repentir que dieu, pour lui manifester son pardon, fit jaillir à ses pieds une source. Cette résurgence fut nommée "Aïn El Kdim" par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire"Lalla Zninia". La fondation de la ville de Tiznit remonte à 1882 après l'expédition militaire du sultan Moulay Hassan I dans la région du Souss. Le besoin de créer cette comme un poste militaire dans le but de contrôler l'arrière pays, particulièrement la puissance maraboutique de Tazerwalt (Iligh) et de parer à toute pénétration européenne depuis l'atlantique.le site offre des avantages stratégiques comme la proximité de la côte (15 km) et la situation sur la voie de commerce reliant Essaouira au Sahara . de plus Tiznit fut peuplée par des autochtones et ne nécessitait pas l'apport d'une nouvelle population. C'est ainsi que ces mêmes groupements d'habitations furent réunis au sein d'une seule enceinte protectrice pour former la ville.
La construction de celle-ci pris deux années de travaux financés par les revenus du port d'Essaouira.Comme tous les grands ouvrages défensifs du Maroc, l'enceinte de Tiznit fut bâtie selon le modèle des fortifications des villes marocaines. L'intérieur de la ville est l réparti selon des quartiers dont les toponymes reprennent ceux des familles d'origine ( Id Ougfa, Aït mohammed, Id Zkri, Id Dalha). Les maisons sont de type traditionnel et rappellent,pour quelques demeures, les grands ryads de Marrakech. Parmi les monuments qui caractérisent la ville de Tiznit on trouve le palais du Khalifa (Qasr el khalifi) qui abritait le représentant du Sultan, la place du Méchouar et la grande mosquée.L'enceinte de Tiznit est une ligne de remparts de 7 km de long et 8 m de haut flanquée de tours au nombre de 56 et percée par cinq portes historiques qui sont :Bab Aglou, Bab el Khemis, Bab Targa, Bab el Maader et Bab Oulad Jerrar .L'ensemble de ces portes est de tradition alaouite et rappelle très fortement celles de la ville d'Essaouira. Les matériaux mis en ½uvre utilisés pour la courtine sont le pisé et le moellon. Pour les ouvertures des portes on a eu recours à la pierre taillée.
A l'entrée du désert, au sud d'Agadir, à 80 kms de l'aéroport international, cette ville est célèbre pour son intéressante médina et son mellah (quartier juif), le tout protégé par une vaste enceinte de couleur ocre.
Elle fut construire par le Sultan Moulay Hassan, en 1882, pendant une expédition lancée contre le Souss et les populations voisines afin d'obtenir leur soumission. En Avril 1912, El-Hiba, le fils d'un chérif originaire de Mauritanie, personnage très populaire, se fait proclamer sultan de Tiznit dans la mosquée. Son influence est si grande qu'il parvient en deux mois à conquérir tout le Souss. Les "Hommes bleus" dont il porte le costume le considèrent non seulement comme leur chef, mais aussi comme un saint et lui attribuent des miracles.
Avec ses troupes, surtout composées de nomades, il va se rendre coseiller maître de Marrakech. Mais c'est la fin de son épopée. Les troupes françaises, conseillées par le Glaoui, le repoussent vers le sud. Le "sultan bleu", comme on avait coutume de l'appeler, mourra à Kerdous, en 1917, à 42 ans.
CARACTERISTIQUES:
SUPERFICIE :
6.960 Km².
LOCALISATION :
- Région : Souss Massa Draa
- Limites:
• Nord : Provinces Chtouka Ait Baha & Taroudant
• Est : Province Tata
• Sud : Province Guelmim
• Ouest : Océan Atlantique
RELIEF :
- Plaine : 273.800 Ha.
- Zone montagneuse : 547.600 Ha.
CLIMAT
- Pluviométrie annuelle : 160 mm.
- Température maximale : 45°C.
- Température minimale : -2°C
POPULATION :- RGPH 1994 : 347.821 Habitants
• Milieu urbain : 70.001
• Milieu rural : 277.820
CENTRES URBAINS
Tiznit, Sidi Ifni, Tafraout et Lakhssas
DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF :
4 Pachaliks, 5 Cercles et 16 Caïdats.
DÉCOUPAGE COMMUNAL
- Municipalités :4
- Communes rurales : 40
RÉSEAU ROUTIER
- Routes nationales : 122 Km.
- Routes régionales : 253 Km.
- Routes Provinciales : 970 Km.
AGRICULTURE- Superficie agricole utile : 185.400 ha
- Cultures (1997/1998)
Désignation Superficie (Ha) Production (T)
Céréales 80.000 40.000
Maraîchages 900 12.000
Olives 1.300 980
Amandes 6.170 295
Bananes 25 562,5
Fourrage 500 22.100
- Élevage
• Cheptel :
- Ovins :170.200 têtes.
- Bovins :33.000 têtes.
- Caprins : 123.000 têtes.
• Production animale :
- Viandes : 3.711T.
- Lait : 1.107.000 de litres.
- Coopératives agricoles :
• Coopératives d'élevage : 11
• Coopératives agricoles : 16
PÊCHE MARITIME
- Pêche artisanale
• Effectif des marins: 1.100
• Canots: 343
- Pêche côtière :
• Effectif des marins : 640
• Sardiniers: 16 unités
• Chalutiers: 8 unités
FORETS- Superficie : 183.700 ha
- Essence principale : Arganier (173.600 ha)
INDUSTRIE
Villes :Principales unités
Tiznit : Minoterie les Grands Moulins, Minoterie Karama, Gaz Afrique, Tiznit Plastic, COSSONA (aliment de bétail)

Sidi Ifni : DOPROSUD (glace)
TOURISME
- Hôtels classés
4 étoiles:2,3 étoiles :1,2 étoiles :1,1 étoiles:2
- Camping caravaning : 4
- Agences de voyages : 4
- Transport touristique :
• Nombre d'autocars : 08
• Nombre de places : 426
- Principaux sites touristiques
Ville de Tiznit :Ancienne Médina, Remparts, Source bleue, Grande mosquée, Palais Khalifi
Tafraout :Tête de lion, Agard Ou Dad, Tazeka, vallées d'Ammelne et Ait Mansour, roches peintes
Anezi:Col de Kerdous, ruines d'Illigh
Plages:Aglou, Mirleft, Sidi Mohamed Ben Abdellah, Boulfdaïl, Sidi Ouerzeg
ARTISANAT
- Coopératives : 8 - membres : 210
- Associations : 10 – membres : 400
ENTRAIDE NATIONALE
- Maisons de bienfaisance :19
- Centres d'éducation et emplois : 05
- Centres socio-éducatifs : 01
TRANSPORT TERRESTRE
- Transport de voyageurs
• Nombre de cars : 130
• Nombre de places : 6.500
- Transport de marchandises
• Nombre d'autorisations : 22
• Tonnage exploité : 263,280 T
- Taxis :
• Taxis 1ère catégorie : 377
• Taxis 2ème catégorie : 54

POSTES & TÉLÉCOMMUNICATIONS
- Réseau téléphonique : 10.376 abonnés
- Postes mobiles : 50 abonnés
- Magicien : 2 abonnés
- Bureaux de postes : 20
- Guichets annexes : 1
- Télex : 14
- Télex : 14
- Agences postales : 32
Aglou est l'extension maritime de la ville de Tiznit. Réputée pour sa plage, la localité permet aux habitants de Tiznit de fuir la chaleur accablante du désert pour profiter de la fraicheur maritime.

# Posté le lundi 15 janvier 2007 18:16

Modifié le samedi 17 mars 2007 06:44

TAFRAOUTE : La princesse ...

TAFRAOUTE : La princesse ...
La petite ville s'inscrit dans un cirque montagneux étrange et grandiose.
Une palmeraie clairsemée en occupe le fond, où les dattiers voisinent avec de petits champs d'orge, des arganiers, des amandiers et des caroubiers.
Au-dessus de cette verdure, à part quelques villages, ce ne sont que montagnes de granite rose : leurs pains de sucre ou leurs arêtes aiguisées par l'érosion disparaissent en partie sous d'énormes éboulis aux formes bizarres.
Quand vient le soir, la roche s'embrase et le spectacle a quelque chose de fantastique : elle rougeoie longtemps avant de s'estomper dans le mauve et de disparaître dans la nuit.

# Posté le mardi 16 janvier 2007 07:38

TAROUDANTE : La générosité...

TAROUDANTE : La générosité...
Taroudant est au XIe siècle la capitale d'un petit royaume. Annexée par les Almoravides en 1056, indépendante sous les Almohades, elle est détruite en 1306 par les Mérinides.
Elle connaît son apogée au XVIe siècle sous l'influence de Mohammed ech-Cheikh qui en fait sa capitale et une base pour ses offensives contre les Portugais installés à Agadir. Elle devient alors un centre caravanier important, célèbre pour l'abondance et la qualité de ses marchandises : sucre, coton, riz, etc. Au XVIIe siècle, Taroudant se trouve sous la domination du royaume du Tazeroualt, la région située entre Tiznit et Tafraoute et, à ce titre, la cible privilégiée des expéditions militaires menées par les sultans alaouites. En 1687, le sultan Moulay Ismaïl fait même massacrer une grande partie de la population. Comme toute la région, Taroudant souffre de la fermeture du port d'Agadir. Elle se replie derrière ses remparts jusqu'à en 1912 du rebelle El-Hiba qui fait de la ville le siège de sa résistance contre l'armée française jusqu'en 1913. La population de Taroudant est réputée fière et frondeuse. En représailles, la ville grande partie détruite à plusieurs reprises. Le roi n'aurait jamais franchi ses portes par crainte de l'humeur rebelle de ses habitants. Taroudant est cependant connue pour son sens de l'accueil, l'amabilité de ses commerçants.
Située à l'intersection de la vallée du Souss et des montagnes du Haut-Atlas, la "petite Marrakech" donne un excellent aperçu du Sud marocain. Première capitale des Saadiens au XVIème siècle, refuge des princes rebelles, convoitée par les tribus du Sud, Taroudant tient une place importante dans l'histoire du Maroc.
De nos jours, des personnalités viennent chercher le repos à l'ombre de ses superbes remparts ocres. Egalement réputée pour son artisanat et ses bijoux berbères, elle attire de nombreux touristes venus d'Agadir (destination très bien desservie par les bus).
Aux portes du désert, la culture vous attend. Étape obligée des caravanes commerciales reliant le Sahara au port d'Agadir, Taroudant est depuis le Moyen-âge la destination de tous les grands voyageurs.
Ville d'histoire et de culture, Taroudant est aussi une ville de couleurs. L'ocre et l'indigo s'y déclinent avec chaleur, pour le bonheur des peintres et des photographes. Deux grandes ½uvres architecturales font de Taroudant une destination incontournable de la région du Souss : la grande muraille de 7,5 km et la Kasbah, située légèrement à l'écart de la cité.
Des murs chargés d'histoire. Que retiendrez-vous de Taroudant ? Un passé toujours présent, des palmiers majestueux, un artisanat riche et varié ? Des couleurs, assurément...

# Posté le mardi 16 janvier 2007 07:50

AGADIR : Civilisation et modernisaion...

AGADIR : Civilisation et modernisaion...
Bourgade modeste des pêcheurs, Agadir signifie « grenier fortifié » en Berbère. L'histoire de la ville débute vraiment au XVIe siècle lorsque les Portugais sinstallèrent à Agadir. Ils construisirent au pied de léperon montagneux dominant la baie, une forteresse qui devint plus tard le quartier Fonti, à laquelle ils donnèrent le nom de Santa Cruz du Cap de Ghir. Cette forteresse était une étape maritime des Portugais se rendant en Inde. Mohamed Ech Cheikh, fondateur de la dynastie Saâdienne, a libéré la ville en 1541 après un siège de six mois. Trente ans plus tard, son fils, a édifié la Casbah qui domine encore l'océan afin d'éviter le retour des Portugais.
Au XVIIe siècle, Agadir (Sainte Croix ou Santa Cruz de Mar Pequeña ou Santa Cruz de Beibeira) était un grand port où le drap et le blé européens s'échangeaient contre l'or du Soudan ou de Guinée et le sucre du Souss. Des négociants français, hollandais, danois, anglais, portugais et espagnols ne cessèrent de sy disputer linfluence, car le port était devenu le débouché du Soudan.
Agadir est située dans la riche plaine de Souss qui possède un énorme potentiel en agriculture. Ceci permit aux sultans Sâadiens d'assurer l'âge d'or d'Agadir jusqu'au XVIIe siècle. La ville était connue par l'exportation des dattes, cires, épices et or.
Au XVIIIème siècle, la dynastie alaouite arrivée au pouvoir du Maroc s'empare de la ville, et pour punir les habitants rebelles de la région, le sultan Mohammed Ben Abdallah décide fermer le port et transférer toutes les activités maritimes vers Essaouira.
En 1911, l'empereur Guillaume II, roi de la Prusse, envoie un croiseur dans la rade d'Agadir, où il essaie d'installer une base navale. La France s'oppose et propose un consensus concernant les droits allemands. Après de lourds pourparlers diplomatiques. La France abandonne une partie du Congo en faveur de l'Allemagne qui nexprimera plus dintérêt impérialiste sur le Maroc.
En 1930, Agadir est devenue une des étapes de la poste aérienne. Saint-Exupéry et Mermoz faisaient là l'arrêt avant qu'ils entreprennent la traversée de l'Atlantique.
Le 29 février 1960, peu avant minuit, un séisme frappe la ville et quinze secondes ont suffit pour ensevelir 15 000 âmes. Ce fut la catastrophe la plus atroce de lhistoire de la petite ville. Après ce drame la reconstitution de la ville commence, les architectes les plus célèbres ont contribué à faire de la ville l'une des plus modernes du Maroc.

# Posté le mardi 16 janvier 2007 07:57

OUARZAZATE : Musée de vrai monuments...

OUARZAZATE : Musée de vrai monuments...
A la croisée des chemins entre les vallées du Drâa, du Dadès et du Ziz, Ouarzazate marque le début du périple en éblouissant le voyageur avec deux magnifiques casbahs. Celle de Taourirt, ancienne résidence du Glaoui, est ahurissante de beauté. Des tours émergent d'une masse de maisons serrées les unes aux autres, poussent leurs créneaux vers le bleu du ciel et se disputent la première place au soleil.
Celle d'Aït Benhaddou, située à 30 kilomètres de la ville, est l'une des plus belle. Imaginez un magnifique château de sable posé comme par magie dans un champ d'amandiers en fleurs. Si beau, jouant si bien avec la lumière qu'il fut le décor de nombreux films, dont "Lawrence d'Arabie" et "Un thé au Sahara". Titre de noblesse, cette casbah est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.
Point de départ de la route des oasis, Ouarzazate est aussi le point d'arrivée des cultures et de l'artisanat. Dans son souk, le dimanche, se trouvent à profusion henné, roses, cumin, armoise distillée, à côté de poteries berbères, d'objets en pierre taillée, de couvertures et des réputés tapis Ouzguita, bleus ou jaune d'or, aux dessins géométriques.

Etape idéale, Ouarzazate accorde une merveilleuse détente dans ses hôtels, tous splendides. Généreuse, hospitalière, dépaysante, elle prépare en douceur aux sensations extrêmes du désert.

Fondée en 1928 par la puissance coloniale française, elle a longtemps été une ville de garnison avant de se tourner, au moment de l'indépendance, vers le tourisme. Elle est en particulier l'un des sites marocains les plus prisés par les réalisateurs de cinéma. Y ont été ainsi tournés, partiellement ou entièrement : Gladiator, Astérix et Cléopâtre, La Momie, etc.

Voilà une cité sortie des entrailles de la terre, en plein désert dans le sud du Royaume, avec une variété de décors aussi insaisissables qu'époustouflants. Du sable brûlant, des crêtes enneigées, des palmeraies et oasis verdoyantes, des ksours hautains, des villages fortifiés et de somptueuses kasbahs, c'est tout le charme idyllique d'une ville d'un autre millénaire.

Ouarzazate , ville de la convergence des cultures et de l'artisanat, marque le point de départ de la route des oasis. Elle est à la croisée des chemins entre la vallée du Drâa -qui creuse son lit jusqu'à Agadir- du Dadès issu du Haut-Atlas et du Ziz qui nourrit l'immense palmeraie du Tafilalet avant de se perdre dans les sables de Taouz.

A Ouarzazate, pourvue en hôtels splendides et luxueux, on peut marquer une halte avant de s'aventurer dans le désert où toutes sortes de sensations agrémentent le voyage. On y découvrira, avec émerveillement Kelâa des M'Gouna, la plus belle des roseraies de la vallée, l'ancienne kasbah d'El Glaoui en équilibre sur un rocher, les gorges du Dadès, énorme bloc calcaire tranché d'un coup de sabre.

La vallée du Ziz, elle, ponctue la route vers le désert. L'Oued Ziz, bordé de hauts palmiers d'où émergent des ksours et la sublime kasbah d'Ifri, forment une nappe émeraude qui offre un spectacle éblouissant. Une fois franchie la porte d'Erfoud, c'est le désert dans toute sa nudité et sa splendeur.

# Posté le mardi 16 janvier 2007 08:03